Printemps pourri, printemps devant l'ordi !
J'ai mis à profit les longues journées sans soleil pour apprivoiser le logiciel d'édition vidéo de windows et voilà: j'ai coupé, collé, ralenti, ajouté des photos, du texte, de la musique et ça donne 17 minutes inoubliables.
Bon, vous allez sans doute trouver le début un peu long vu que à la Tête d'Armancette et à l'Aiguillette des Houches j'étais tout seul, du coup c'est un peu monotone (en + y avait un peu de brouillard !). Et puis j'ai pas pu m'empêcher, en bande son, j'ai mis les Bronzés !!! Ben ouai !!! En matière de film de ski, c'est quand même une référence !!!
Bon, mais après, Seb arrive et le fait de l'avoir à l'image, ça donne un peu de rythme. Et au Buet, c'était de la super poudre, sous le soleil (mais -18° quand même) donc les images sont vraiment belles.
Idem pour la Roche Parstire (c'est court). Et ensuite, l'autre gros morceau, c'est le glacier de Bionnassay avec Jérôme et Jean Louis, vraiment un régal.
Bon voilà, vous pouvez visionner en plein écran, l'image est un peu moins bonne, mais avec un peu de recul, ça va pas trop mal.
Je l'ai mise sur Dailymotion, comme d'habitude
mais aussi sur Zapiks
C'est un peu con je sais, de toutes façons c'est exactement la même vidéo des 2 côtés !!
Mais si ça fonctionnait mal sur un serveur, vous pouvez utiliser l'autre !
lundi 11 juin 2012
vendredi 11 mai 2012
Grands espaces à la Punta Calabre
Deux jours de beau temps au milieu de ce printemps pourri, ça ne se manque pas ! Après la période de foehn et les températures élevées de ces derniers jours, il faut monter haut pour trouver la neige. Même à Chamonix, ce n'est pas évident, car si l'on peut toujours utiliser les téléphériques, le retour en vallée pose problème, car le train du Montenvers est fermé jusqu'à nouvel ordre. De plus, le bas des glaciers (Mer de Glace et Argentière) commence à être moche. Je repense aux sommets qu'on avait alors l'habitude de faire avec Seb à cette période de l'année: l'Aiguille des Glaciers: la route des Chapieux n'est pas encore déneigée. La Tsanteleina, du côté de Val d'Isère: parking à plus de 2000 m, c'est le bon plan. On a déjà fait la face Nord 2 fois, et le côté sud 1 fois. J'innove: comme c'est assez loin de Passy, autant y aller pour un itinéraire neuf et joli si possible: une traversée depuis le Fornet (quelques kilomètres au-dessus de Val d'Isère) jusqu'au barrage du Saut (au-dessus du lac de Tignes), en passant par l'Italie, soit 2 cols et un sommet au programme.
Je pars la veille de Passy: je compte dormir dans le fourgon au parking du Saut, au pied de la Grande Sassière. Sur place, c'est la déception: la route est encore fermée par arrêté municipal du maire de Tignes, Olivier Zaragoza, qui a bien raison de se couvrir, car l'horizon pourrait bien être prochainement un peu plus gris pour lui. Le tribunal d'Albertville a en effet requis l'hiver dernier 6 mois de prison contre ce monsieur ! (pour prise illégale d'intérêts).
La barrière m'oblige à me garer dans la 1ère épingle, à 1940 m d'altitude, alors que le parking se trouve à 2280 m, soit 340 m que nous serons obligés de descendre le lendemain en grande partie à pied, sur un goudron parfaitement sec et déneigé. Cette fermeture est d'autant plus incroyable que les petits 4x4 (style Fiat Panda) peuvent aisément contourner la barrière, en passant sur le bas-côté, et monter ainsi jusqu'au bout de la route.
Un peu dépité, je ne me laisse pas abattre pour autant: je sors le réchaud et me prépare un bon plat de pâtes. En guise de promenade digestive, je vais voir plus haut si la neige est présente: relative bonne nouvelle: on pourra descendre en skis (moyennant de nombreux déchaussages) jusqu'à 2110 m !
Le jour J, à 5h15 Seb passe me prendre, et nous emmène à Val d'Isère. En l'espace de quelques kilomètres, la température baisse subitement de 11° à 6° ! Au Fornet, à 5h45, l'employé du conseil général est déjà en train de déneiger la route. On estime qu'en 10-15 minutes la route peut être ouverte et qu'on pourra alors s'économiser les 2 km à pied jusqu'au Pont St Charles. Aussi, nous nous préparons piano-piano.
Erreur, 400 m plus loin, la route est à nouveau recouverte de 30 cm de neige, sur 200 m environ. Ce n'est pas de la neige fraîche qui vient de tomber, c'est de la neige de névé, regelée et dure, et le bull en aura encore pour un bon moment. Enfin bon, on a toujours gagné 400 m !
Attention, pour une bonne compréhension des lieux, il faut savoir que les noms des sommets frontaliers ne correspondent pas sur les cartes françaises et italiennes: La Punta Calabre est la Pointe de Bazel et la Pointe de Calabre est le Roc del Fond !
Les skis sur le sac, nous remontons donc la route, puis le sentier, et enfin nous prenons pied sur la neige à 2200 m, peu après la bifurcation avec le sentier des gorges de Malpasset, qui conduit au refuge de Prariond. La neige est "mi-dure mi-molle", idéale pour progresser à pied: on enfonce juste ce qu'il faut pour se sentir en confiance, et ne pas trop se fatiguer. La langue de neige n'est pas très large, et à skis, cela nous obligerait à multiplier les conversions !
A 8h20 nous arrivons au replat du Tenn de Rhêmes (2670 m), où nous chaussons les skis, au soleil !
A partir de là, la féerie commence: le paysage s'ouvre et les hauts sommets glaciaires se découvrent. Nous longeons la paroi S-E de la Pointe de Bazel.
Nous poursuivons notre route, sous la Pointe de Calabre:
Je pars la veille de Passy: je compte dormir dans le fourgon au parking du Saut, au pied de la Grande Sassière. Sur place, c'est la déception: la route est encore fermée par arrêté municipal du maire de Tignes, Olivier Zaragoza, qui a bien raison de se couvrir, car l'horizon pourrait bien être prochainement un peu plus gris pour lui. Le tribunal d'Albertville a en effet requis l'hiver dernier 6 mois de prison contre ce monsieur ! (pour prise illégale d'intérêts).
La barrière m'oblige à me garer dans la 1ère épingle, à 1940 m d'altitude, alors que le parking se trouve à 2280 m, soit 340 m que nous serons obligés de descendre le lendemain en grande partie à pied, sur un goudron parfaitement sec et déneigé. Cette fermeture est d'autant plus incroyable que les petits 4x4 (style Fiat Panda) peuvent aisément contourner la barrière, en passant sur le bas-côté, et monter ainsi jusqu'au bout de la route.
Un peu dépité, je ne me laisse pas abattre pour autant: je sors le réchaud et me prépare un bon plat de pâtes. En guise de promenade digestive, je vais voir plus haut si la neige est présente: relative bonne nouvelle: on pourra descendre en skis (moyennant de nombreux déchaussages) jusqu'à 2110 m !
Le jour J, à 5h15 Seb passe me prendre, et nous emmène à Val d'Isère. En l'espace de quelques kilomètres, la température baisse subitement de 11° à 6° ! Au Fornet, à 5h45, l'employé du conseil général est déjà en train de déneiger la route. On estime qu'en 10-15 minutes la route peut être ouverte et qu'on pourra alors s'économiser les 2 km à pied jusqu'au Pont St Charles. Aussi, nous nous préparons piano-piano.
Erreur, 400 m plus loin, la route est à nouveau recouverte de 30 cm de neige, sur 200 m environ. Ce n'est pas de la neige fraîche qui vient de tomber, c'est de la neige de névé, regelée et dure, et le bull en aura encore pour un bon moment. Enfin bon, on a toujours gagné 400 m !
Attention, pour une bonne compréhension des lieux, il faut savoir que les noms des sommets frontaliers ne correspondent pas sur les cartes françaises et italiennes: La Punta Calabre est la Pointe de Bazel et la Pointe de Calabre est le Roc del Fond !
Les skis sur le sac, nous remontons donc la route, puis le sentier, et enfin nous prenons pied sur la neige à 2200 m, peu après la bifurcation avec le sentier des gorges de Malpasset, qui conduit au refuge de Prariond. La neige est "mi-dure mi-molle", idéale pour progresser à pied: on enfonce juste ce qu'il faut pour se sentir en confiance, et ne pas trop se fatiguer. La langue de neige n'est pas très large, et à skis, cela nous obligerait à multiplier les conversions !
![]() |
| Seb au galop dans la pente des Cavales ! |
![]() |
| Nous allons monter à gauche, sous la Pointe de Calabre |
![]() |
![]() | |
| Cimes de La Vache, d'Oin, Grande Aiguille Rousse, Gros Caval entourent le glacier des sources de l'Isère |
![]() | |
| La face N-E de la Grande Aiguille Rousse |
![]() |
| Seb joue au trappeur et suit la piste d'un animal |
![]() |
| Sur le glacier de Rhêmes-Calabre |
9h30: Arrivée au col, à 3074 m. Toujours le même émerveillement: c'est un col large et "rond", qui laisse découvrir le paysage qui se trouve de l'autre côté petit à petit: d'abord un sommet, puis un bout d'arête se dessine, et enfin c'est tout une montagne qui est là, de l'autre côté du glacier: la Granta Parei.
![]() |
| Ghiacciaio di Soches et Granta Parei |
Bien sûr, de l'autre côté du col, ça descend ! Mais il n'y a qu'à se laisser glisser sur 50 m avant de reprendre l'ascension jusqu'au sommet de la Pointe de Bazel. Nous gardons donc les peaux de phoque.
![]() |
| Nous laissons derrière nous la Pointe de Calabre. |
Ensuite c'est le grand désert blanc. Ce glacier décrit une grande courbe, et à l'endroit où il est le plus large, il y a 1,2 km entre le pied de la face Est de la Tsanteleina en rive gauche et le bord du glacier en rive droite. Nous n'avons rencontré qu'une seule personne, un gars tout seul qui avait passé la nuit au refuge Benevolo avant d'aller à la Pointe de Bazel dont il descendait pendant que nous y montions.
![]() |
| Une belle crevasse, sous le sommet |
Le sommet (3445 m) est atteint vers 10h45. Tour d'horizon (incomplet bien sûr !):
![]() |
| Face Est de la Tsanteleina |
![]() |
| Le Val de Rhêmes et le Grand Combin tout au fond. |
![]() |
| Le Cervin |
![]() |
| Le Grand Paradis |
![]() |
| Les Levanna et le Glacier des Sources de l'Isère |
![]() |
| Zoom sur les Levanna |
![]() |
| Face Nord de la Grande Ciamarella |
![]() |
| La Grande Motte (et les remontées mécaniques de Tignes), la Grande Casse, et l'Epéna |
![]() |
| Zoom sur la Grande Casse, la petite Face Nord semble bien enneigée |
![]() |
| Couart Dessus et Tsanteleina |
Nous devons franchir le plus tôt possible le col de la Tsanteleina car c'est une pente orientée à l'Est et le soleil chauffe très fort. Aussi, nous ne nous attardons pas au sommet: on enlève les peaux de phoque et on descend. Le souffle est encore un peu court et les cuisses brûlent, mais heureusement la neige est bien portante, un peu dure mais sans être verglacée, et les virages s'enchaînent sans effort.
Nous contournons la grosse crevasse par la droite, puis barre à babord toute pour passer au pied de la face Est de la Tsanteleina, jusqu'au col.
Descente résumée en 5 minutes de vidéo. Ne manquez pas la petite coulée qui se déclenche dans la paroi, à 3'57. C'est un bout de corniche qui s'effondre, ce n'est pas très gros et ça dure 3 secondes, pas plus !
Au col, nous avons à remonter une pente courte mais raide. La neige a déjà bien chauffée. Des purges se sont produites, sans doute la veille. Je grimpe le long d'une petite goulotte, formée par une de ces coulées, mais je m'enfonce jusqu'aux genoux et dans la partie la plus raide, je dois creuser une véritable tranchée, à grands coups de pieds et de genoux, et je me tracte sur le piolet et un bâton que je plante le plus profondément possible. La lutte est homérique (n'ayons pas peur des mots), j'ai parfois l'impression de nager plus que de grimper. Quelques mètres en dessous de moi, Seb est anxieux, nous sommes dans un véritable four et la neige est gorgée d'eau. Mais la pente est courte et je parviens à me hisser jusqu'aux rochers, quelques mètres sous le col. Seb me rejoint rapidement. Ce n'est pas encore gagné, mais au moins nous sommes sortis de la neige. La suite n'est pas difficile, mais le rocher est brûlant, et un peu délité. Je teste chaque prise avant de tirer dessus. C'est un peu long, mais je grimpe sereinement, et après une grosse suée de 30 minutes, nous sortons au col, au pied de la face Nord de la Tsanteleina:
![]() |
| Des plaques se sont formées et "auto-purgées" sous la corniche |
![]() |
| La Pointe de Bazel et notre itinéraire de descente sous la face Est de la Tsanteleina |
![]() |
| Même le haut de la face semble bien enneigé |
![]() |
| Splendide arête |
![]() |
| Pointes de Calabre et de Bazel, et au milieu, le col que nous avons franchi ce matin |
![]() |
| Et derrière le col de Rhêmes-Calabre: Les Levanna |
Après une telle débauche d'énergie, les sandwichs sont les bienvenus. La descente doit se poursuivre par des pentes orientées Ouest, où la neige doit donc se ramollir dans le courant de l'après midi. De plus il souffle un petit vent d'ouest qui à 3150 m, est assez vivifiant. Aussi décidons-nous de nous octroyer une petite sieste sur ces pierres toutes chaudes.
Je me réveille alors que je rêve à voix haute "Quel est l'imbécile qui a poussé la clim ?"
Il est 13h45, le petit vent frisquet souffle toujours. A 14h nous levons l'ancre, approximativement la même heure que lors de nos précédentes excursions dans la face Nord de la Tsanteleina (2008: Seb et moi).
![]() |
| La face Nord de la Tsanteleina dans toute sa largeur |
Seulement voilà, ce 11 mai 2012 est une journée chaude, il fait 29° à Bourg Saint Maurice, 30° à Albertville, la nuit dernière, le regel a été très médiocre, inexistant en-dessous de 2500 m, et la neige de surface est relativement récente puisque avant hier encore, il faisait mauvais temps, et il a plu relativement haut (à plus de 2000 m).
Dès la première pente, la neige manque de portance, et si à 3000 m elle n'est pas encore trop humidifiée, elle n'est pas très agréable à skier (ou pas autant qu'on l'espérait). Heureusement, les skis larges sauvent la mise, et la sieste a été très bénéfique pour les cuisses ce qui rend la descente assez plaisante tout de même. Du moins sur les 500 premiers mètres (jusqu'à 2600 m) car ensuite c'est de la glue !
Mais bon, à cette altitude la "vraie" descente est terminée car on arrive au chemin plat qui longe le lac de la Sassière: 800 m à pied. Ici c'est le paradis des chamois:
A 2460 m, on retrouve un peu de neige relativement glissante qui nous permet de perdre tranquillement encore un peu d'altitude, jusqu'à 2350 m. Et c'est ici que se produit l'évènement majeur de la journée, la rencontre attendue, espérée depuis longtemps. Nous l'avions déjà aperçu parfois, très haut dans le ciel, on se disait "vu son altitude et son envergure, ce doit être lui". Mais nous n'étions jamais bien certains, ce pouvait être un aigle. Mais là, aujourd'hui, il est venu nous dire bonjour ! Il nous a fait entendre le sifflement de l'air sous ses ailes immenses, on a vu ses plumes orangées sous le ventre, et carrément rouges autour du cou. Aujourd'hui, le gypaète nous a survolé "en rase-mottes" à moins de 10 mètres de hauteur ! Et comme il est passé plusieurs fois, j'ai eu le temps de dégainer. Mais pas de zoomer ! Je l'ai photographié au 30mm:
Nous voilà donc parvenus au Plan de la Sassière, qui comme son nom l'indique, est un long plat d'1,2 km. D'habitude, on pousse sur les bâtons et avec quelques "pas du patineur", en 5 minutes l'affaire est réglée. Oui mais aujourd'hui, il n'y a plus que quelques plaques de neige éparses. Seb choisit l'option ski et reste peu ou prou sur le chemin qui décrit une grande courbe à gauche. Je choisis l'option "aventurier" hors piste mixte: tout droit au plus court, tantôt skis aux pieds, tantôt skis à la main, franchissements du torrent ... résultat, j'arrive au barrage (et donc au parking) du Saut avec une courte avance ! Altitude 2280 m, nous "découvrons" que ça monte très bien en Fiat Panda, la route est dégagée. Il nous reste donc 340 m à descendre jusqu'au fourgon garé à 1945 m, nous en ferons 120 à skis, le reste (220 m) pedibus !
mardi 8 mai 2012
Balade truffée dans les bois de Chamonix
Après la tempête de foehn qui a soufflée sur le massif du Mt Blanc, et la vallée de Chamonix, nous sommes allés constater les dégâts.
Et pour le plaisir, admirez les qualités de détente de la Truffe. C'est un vrai ressort ! Le Marsupilami lui-même ne ferait pas mieux.
Et pour le plaisir, admirez les qualités de détente de la Truffe. C'est un vrai ressort ! Le Marsupilami lui-même ne ferait pas mieux.
dimanche 29 avril 2012
Frissons sur le Guiers
Samedi 28 avril: vent d'enfer à Chamonix où nous étions montés pour (entre autres choses) faire courir la Truffe. Impossible ! A côté du parking de la médiathèque, les arbres dansent la rumba. La Truffe ira courir en bas, sur les chemins autour des lacs des Ilettes, à côté de Sallanches.
Le samedi soir Météo France annonce un temps exécrable sur tous les départements rhônalpins: nuages gris et pluie. Nous allons donc nous coucher sans avoir rien préparé, ni les sandwichs du pique nique, ni les vêtements, ni le matériel rangé à la cave !
Dimanche matin, 8h30: j'ouvre un oeil. Horreur, le ciel est bleu ! Branle-bas de combat ! Véronique qui est debout depuis longtemps se dépêche de sortir la Truffe pendant que je déjeune, puis je charge le fourgon pendant qu'elle rassemble ses affaires et de quoi manger. A 11h nous quittons Passy, direction Le Pont de Beauvoisin, où coule le Guiers, séparant la Savoie et l'Isère. C'est la seule rivière du secteur qui soit à notre portée et qui présente un niveau d'eau supérieur à 1m (les rivières de l'Ain - Albarine et Séran - sont entre 70 et 30 cm !). Ce dimanche 29 avril 2012, sur le Guiers, à l'échelle de Belmont Tramonet, il y avait 1,35 m (essentiellement grâce à la fonte des dernières neiges en Chartreuse ?).
J'avais lu un article du Canoë Kayak Magazine n°220, agrémenté de belles photos de Paul Villecourt, qui présentait le Guiers comme "la rivière la plus tranquille de Savoie". En fait, sur cette section de 15 km entre Le Pont de Beauvoisin et St Genix sur Guiers, il y a tout de même 2 portages obligatoires: le 1er au barrage hydro-électrique de Romagnieu, et le 2nd au rapide de l'autoroute, "aussi beau que dangereux où l'eau a creusé de méchants siphons" ! Mais c'est une rivière de classe II, donc les difficultés sont encore très modérées. D'ailleurs tout un chacun peut venir louer des canoës, de mai à septembre.
Arrivés sur place, nous avalons nos salades sur des tables de pierres, au bord de la rivière, à l'ombre des arbres. Le Pont de Beauvoisin est un vieux bourg et sa traversée par la rivière "ne manque pas de charme" paraît-il. Mais à la sortie du village, il y a un petit barrage, avec une passe à canoë en rive droite, et aujourd'hui, il y a trop d'eau: ça rappelle au pied du barrage, et la passe à canoë est à 2 doigts de déborder !
Nous nous contenterons donc d'embarquer sur une petite plage de sable fin, 20m en aval:
14h17, canoë gonflé, gilets de sauvetage enfilés, pagaies à la main, nous embarquons, et tout de suite se présente le 1er rapide. Je pagaie un peu trop fort, et avec la vitesse, le nez du bateau tape dans les vagues et fait gicler un peu d'eau. On dirait Eric Tabarly dans les 40èmes rugissants !
Le courant nous pousse continuellement et les "rapides" s'enchainent. Malheureusement, j'ai loupé le passage des fameuses falaises de molasse, la caméra était arrêtée et le passage est très court ! Il faudra donc revenir pour les filmer ! La rivière est assez sinueuse et il y a souvent des arbres et des branches dans le courant, à l'extérieur des courbes. Heureusement, le "haut" niveau d'eau nous permet toujours de couper les virages par l'intérieur et d'éviter ces obstacles.
Seul petit regret: la couleur de l'eau. C'est la fonte des neiges et l'eau est loin d'avoir la clarté et la limpidité du Gardon !
Sur ce passage, je touche les cailloux en pagayant. Il ne doit pas y avoir plus de 30 ou 40 cm de fond. S'il y avait moins d'eau (20 ou 30 cm de moins) la rivière serait sûrement moins large et nous serions obligés de naviguer beaucoup plus dans le courant, parfois encombré de branchages et de rochers.
Ensuite, à hauteur du camping des 3 lacs, nous arrivons au Gué d'Avaux, un seuil de 60-70 cm de haut, qui passe bien en rive gauche (complètement à gauche).
Un peu plus loin se présente le barrage de Romagnieu, où nous testons notre petit chariot à roues, très pratique pour faire rouler le canoë, quand le chemin est suffisamment large et pas trop escarpé !
Nous remettons le canoë à l'eau pour une section assez courte jusqu'au rapide de l'autoroute. Là aussi le débarquement est obligatoire, signalé par un panneau accroché sur un câble tendu en travers de la rivière. Par contre, la rive (droite) est un peu abrupte et prendre pied sur la terre ferme n'est pas simple. Hisser le bateau (5m de long) au milieu des branches, puis le porter sur un petit sentier qui se faufile entre les arbres n'est pas non plus une partie de plaisir. Nous avons même été obligés sur quelques dizaines de mètres, de porter le canoë au-dessus de nos têtes, pour passer entre les arbres à main gauche, et une clôture de barbelés à main droite.
Le rapide est véritablement impressionnant:
Le portage est long, jusqu'au pont de l'autoroute où se trouve un second rapide tout aussi énorme. On cherche un endroit pour remettre à l'eau. J'en trouve un beaucoup plus loin, à 600 m environ, accessible par un petit sentier qui longe la rivière, sur lequel on ne pourrait pas "faire rouler" le bateau. En fait, je trouverai plus tard, en revenant avec la voiture, qu'on aurait pu utiliser un bon chemin, puis le bas côté de la route (qui passe tout près) puis un nouveau chemin large pour "charrioter" le canoë.
Il semblerait qu'il y ait une autre solution: remettre à l'eau tout de suite après le 1er rapide pour passer fissa en rive gauche et venir débarquer quasiment sous le pont (mais là il faut surtout pas se rater sinon c'est Glou-Glou bonjour la tasse, et même la Grosse Tasse !) et là il y a un chemin évident et qui semble bien plus court.
Mais bon, il est 16h30, Véronique est épuisée, on a 1h30 de route pour rentrer, on jette donc l'éponge ici, à 4 ou 5 km de St Genix. Un peu de stop, un peu de marche et je rejoins en moins de 45 minutes le fourgon garé sur le parking à l'entrée du Pont de Beauvoisin, à 6.5km.
D'après l'article du magazine, il y a une très jolie section (de 6km en classe II) navigable sur cette rivière, sans portage, un peu plus en amont, entre les gorges de Chailles et le pont SNCF de Pont de Beauvoisin. Ce pourrait être une bonne idée pour un week-end, en l'ajoutant soit à l'ancien lit du Rhône ("ambiance amazonienne"), situé un peu plus au Nord, à quelques kilomètres, soit au lac d'Aiguebelette, à 15 km à l'Est.
Le samedi soir Météo France annonce un temps exécrable sur tous les départements rhônalpins: nuages gris et pluie. Nous allons donc nous coucher sans avoir rien préparé, ni les sandwichs du pique nique, ni les vêtements, ni le matériel rangé à la cave !
Dimanche matin, 8h30: j'ouvre un oeil. Horreur, le ciel est bleu ! Branle-bas de combat ! Véronique qui est debout depuis longtemps se dépêche de sortir la Truffe pendant que je déjeune, puis je charge le fourgon pendant qu'elle rassemble ses affaires et de quoi manger. A 11h nous quittons Passy, direction Le Pont de Beauvoisin, où coule le Guiers, séparant la Savoie et l'Isère. C'est la seule rivière du secteur qui soit à notre portée et qui présente un niveau d'eau supérieur à 1m (les rivières de l'Ain - Albarine et Séran - sont entre 70 et 30 cm !). Ce dimanche 29 avril 2012, sur le Guiers, à l'échelle de Belmont Tramonet, il y avait 1,35 m (essentiellement grâce à la fonte des dernières neiges en Chartreuse ?).
![]() | |
| Le 29/04 à 14h: 1,35m |
Arrivés sur place, nous avalons nos salades sur des tables de pierres, au bord de la rivière, à l'ombre des arbres. Le Pont de Beauvoisin est un vieux bourg et sa traversée par la rivière "ne manque pas de charme" paraît-il. Mais à la sortie du village, il y a un petit barrage, avec une passe à canoë en rive droite, et aujourd'hui, il y a trop d'eau: ça rappelle au pied du barrage, et la passe à canoë est à 2 doigts de déborder !
![]() |
| Le barrage à la sortie du Pont de Beauvoisin: rappel + branches |
![]() |
| L'eau déborde presque de la passe à canoë, qui ne semble pas très large ! |
14h17, canoë gonflé, gilets de sauvetage enfilés, pagaies à la main, nous embarquons, et tout de suite se présente le 1er rapide. Je pagaie un peu trop fort, et avec la vitesse, le nez du bateau tape dans les vagues et fait gicler un peu d'eau. On dirait Eric Tabarly dans les 40èmes rugissants !
Le courant nous pousse continuellement et les "rapides" s'enchainent. Malheureusement, j'ai loupé le passage des fameuses falaises de molasse, la caméra était arrêtée et le passage est très court ! Il faudra donc revenir pour les filmer ! La rivière est assez sinueuse et il y a souvent des arbres et des branches dans le courant, à l'extérieur des courbes. Heureusement, le "haut" niveau d'eau nous permet toujours de couper les virages par l'intérieur et d'éviter ces obstacles.
Seul petit regret: la couleur de l'eau. C'est la fonte des neiges et l'eau est loin d'avoir la clarté et la limpidité du Gardon !
Sur ce passage, je touche les cailloux en pagayant. Il ne doit pas y avoir plus de 30 ou 40 cm de fond. S'il y avait moins d'eau (20 ou 30 cm de moins) la rivière serait sûrement moins large et nous serions obligés de naviguer beaucoup plus dans le courant, parfois encombré de branchages et de rochers.
Ensuite, à hauteur du camping des 3 lacs, nous arrivons au Gué d'Avaux, un seuil de 60-70 cm de haut, qui passe bien en rive gauche (complètement à gauche).
Un peu plus loin se présente le barrage de Romagnieu, où nous testons notre petit chariot à roues, très pratique pour faire rouler le canoë, quand le chemin est suffisamment large et pas trop escarpé !
![]() |
| Le débarquement est obligatoire et très facile |
![]() |
| Le barrage hydro électrique de Romagnieu |
Le rapide est véritablement impressionnant:
![]() |
| Le rapide 100m en amont du pont de l'autoroute |
Le portage est long, jusqu'au pont de l'autoroute où se trouve un second rapide tout aussi énorme. On cherche un endroit pour remettre à l'eau. J'en trouve un beaucoup plus loin, à 600 m environ, accessible par un petit sentier qui longe la rivière, sur lequel on ne pourrait pas "faire rouler" le bateau. En fait, je trouverai plus tard, en revenant avec la voiture, qu'on aurait pu utiliser un bon chemin, puis le bas côté de la route (qui passe tout près) puis un nouveau chemin large pour "charrioter" le canoë.
![]() |
| En rouge: le sentier en amont du pont, devient chemin large en aval |
Mais bon, il est 16h30, Véronique est épuisée, on a 1h30 de route pour rentrer, on jette donc l'éponge ici, à 4 ou 5 km de St Genix. Un peu de stop, un peu de marche et je rejoins en moins de 45 minutes le fourgon garé sur le parking à l'entrée du Pont de Beauvoisin, à 6.5km.
D'après l'article du magazine, il y a une très jolie section (de 6km en classe II) navigable sur cette rivière, sans portage, un peu plus en amont, entre les gorges de Chailles et le pont SNCF de Pont de Beauvoisin. Ce pourrait être une bonne idée pour un week-end, en l'ajoutant soit à l'ancien lit du Rhône ("ambiance amazonienne"), situé un peu plus au Nord, à quelques kilomètres, soit au lac d'Aiguebelette, à 15 km à l'Est.
Inscription à :
Articles (Atom)


















































